DPE à Eysses, Villeneuve-sur-Lot : comprendre le bâti et ses étiquettes

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Eysses, les 719 DPE géolocalisés décrivent un quartier majoritairement composé de maisons, où les logements construits avant 1975 occupent une place importante. Les résultats éclairent les points à examiner pour vendre ou louer à Villeneuve-sur-Lot, sans remplacer l’analyse propre à chaque bien.

DPE à Eysses, Villeneuve-sur-Lot : comprendre le bâti et ses étiquettes — Villeneuve-sur-Lot

Un bâti dominé par les maisons et les constructions de 1948 à 1974

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Eysses)Part du quartier
A253,5 %
B476,5 %
C22731,6 %
D21730,2 %
E12717,7 %
F588,1 %
G182,5 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Eysses (Villeneuve-sur-Lot).

Le portrait énergétique d’Eysses repose sur 719 diagnostics géolocalisés, au sein d’un échantillon analysé de 6 283 DPE à Villeneuve-sur-Lot. Dans cet ensemble, les maisons individuelles représentent 76,5 % des logements diagnostiqués, le reste correspondant à des appartements. La période de construction la plus représentée est celle de 1948 à 1974, avec 31,2 % des diagnostics du quartier. Les logements antérieurs à 1948 comptent pour 24,1 %, tandis que la part totale construite avant 1975 atteint 55,2 %. Ces données dessinent donc un parc diagnostiqué majoritairement composé de maisons, avec une présence importante du bâti d’avant 1975. Elles ne permettent toutefois pas de décrire précisément les matériaux, les équipements de chauffage ou les travaux déjà réalisés. Pour un logement particulier, l’époque de construction constitue un repère de lecture, mais elle ne suffit pas à déterminer son étiquette énergétique ni son état actuel.

  • Maisons individuelles : leur part de 76,5 % caractérise les logements diagnostiqués à Eysses. Cette proportion ne doit pas être présentée comme un recensement exhaustif de tous les logements du quartier.
  • Ancienneté du bâti : la période 1948-1974 arrive en tête avec 31,2 % des diagnostics. Elle est dominante parmi les périodes de construction, sans représenter à elle seule la majorité de l’échantillon.
  • Périmètre de lecture : les 719 DPE apportent une base locale pour comprendre les résultats énergétiques. Les faits fournis ne précisent ni la répartition par rue, ni les caractéristiques détaillées de chaque maison ou appartement.

Des étiquettes C et D nombreuses, mais 76 logements classés F ou G

La distribution des étiquettes fait apparaître une concentration des diagnostics dans les classes C et D : elles comptent respectivement 227 et 217 logements. La classe E concerne 127 logements, tandis que les classes A et B en regroupent respectivement 25 et 47. À l’autre extrémité de la distribution, 58 logements sont classés F et 18 sont classés G. Les passoires énergétiques F et G représentent ainsi 76 logements, soit 10,6 % des diagnostics du quartier. Cette répartition invite à éviter deux raccourcis : Eysses ne peut être décrit comme uniformément peu performant, mais la présence de logements très consommateurs ne doit pas être écartée. Les étiquettes montrent avant tout une diversité de situations. Elles ne renseignent pas, à elles seules, sur les causes des écarts entre logements, ni sur les interventions qui permettraient de modifier le classement d’un bien précis.

Une comparaison avec Villeneuve-sur-Lot qui appelle plusieurs nuances

Par rapport à l’ensemble de Villeneuve-sur-Lot, Eysses présente une proportion plus élevée de passoires énergétiques : 10,6 % contre 9,0 %. Pourtant, sa consommation médiane est légèrement inférieure à celle de la ville, avec 186 kWh/m²/an contre 189 kWh/m²/an. Ces résultats ne sont pas contradictoires : une médiane et une part de logements classés F ou G décrivent des aspects différents de la distribution. Le coût énergétique annuel médian estimé est en revanche plus élevé dans le quartier, à 1 590 €, contre 1 304 € pour la ville. La surface médiane y est également supérieure, avec 90 m² contre 69 m². Ce contexte aide à lire les montants, sans démontrer que la surface explique à elle seule leur écart. Enfin, le bâti d’avant 1948 est moins représenté à Eysses : 24,1 %, contre 36,7 % à l’échelle communale.

  • Passoires énergétiques : les 10,6 % observés à Eysses, contre 9,0 % pour la ville, signalent une présence proportionnellement plus importante des classes F et G dans l’échantillon local.
  • Consommation : les médianes de 186 et 189 kWh/m²/an sont proches. Ce constat ne permet pas d’affirmer que tous les logements du quartier consomment moins que ceux du reste de la commune.
  • Coût et surface : les 1 590 € annuels estimés et les 90 m² médians du quartier doivent être lus comme deux indicateurs distincts. Rien ne permet de les attribuer automatiquement à un même logement.
  • Ancienneté : la part d’avant 1948 est de 24,1 % à Eysses, contre 36,7 % dans la ville. Une moindre présence de ce bâti ancien ne garantit donc pas une moindre proportion de passoires.

Vendre à Eysses : situer le logement sans lui attribuer le profil moyen

Pour préparer une vente à Eysses, ces données servent surtout à replacer le logement dans son environnement. Une maison ne peut pas être qualifiée énergétiquement sur le seul fondement de son appartenance à un quartier où les maisons représentent 76,5 % des diagnostics. De même, une construction de 1948 à 1974 ne reçoit pas automatiquement l’une des étiquettes les plus fréquentes. La présentation du bien gagne à distinguer ses propres résultats DPE des repères collectifs : classe énergétique, consommation, surface et coût annuel estimé ne sont pas interchangeables. Les 227 diagnostics classés C et les 217 classés D donnent un contexte, mais ne constituent pas une référence obligatoire pour chaque vente. Les chiffres fournis ne permettent pas non plus de mesurer l’effet d’une étiquette sur la valeur d’un logement. Toute discussion sur des travaux doit partir des caractéristiques du bien, absentes de cette synthèse statistique.

Louer à Eysses : distinguer estimation énergétique et situation réelle

Pour un projet de location, le coût énergétique annuel médian estimé de 1 590 € constitue un repère à l’échelle des diagnostics d’Eysses, et non le budget annoncé pour chaque locataire. Il ne doit pas être présenté comme une facture constatée, ni comme une dépense garantie pour le logement proposé. La consommation médiane de 186 kWh/m²/an ne remplace pas davantage la valeur figurant dans le diagnostic du bien. La présence de 76 logements classés F ou G justifie une attention particulière à l’étiquette individuelle lors de la préparation du projet. Toutefois, les statistiques disponibles ne décrivent pas la situation réglementaire de chaque logement et ne permettent pas de conclure à sa possibilité de mise en location. Pour informer clairement un candidat, il faut séparer les données propres au bien des comparaisons de quartier et ne pas déduire son confort réel de sa seule localisation.

Questions fréquentes

Eysses est-il moins performant énergétiquement que Villeneuve-sur-Lot ?

La réponse dépend de l’indicateur retenu. Eysses compte 10,6 % de logements classés F ou G dans les diagnostics analysés, contre 9,0 % pour la ville. En revanche, sa consommation médiane est légèrement plus basse : 186 kWh/m²/an contre 189 kWh/m²/an. Il est donc plus exact de décrire ces différences que d’attribuer un jugement global au quartier.

Quel type de logement domine dans les DPE d’Eysses ?

Les maisons individuelles dominent avec 76,5 % des logements diagnostiqués. La période de construction la plus représentée est 1948-1974, qui correspond à 31,2 % des diagnostics. Au total, 55,2 % concernent des logements construits avant 1975. Ces proportions caractérisent l’échantillon analysé, sans préciser les équipements, les matériaux ou les rénovations de chaque bien.

Peut-on utiliser les 1 590 € médians pour présenter un bien à vendre ou à louer ?

Ce montant peut être cité comme repère statistique du quartier, à condition de préciser qu’il s’agit du coût énergétique annuel médian estimé. Il ne correspond pas nécessairement au logement présenté et ne constitue pas une facture prévisible. La présentation d’un bien doit distinguer cette médiane des estimations et des autres résultats figurant dans son propre DPE.

Sources officielles

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