DPE à Saint-Étienne, Villeneuve-sur-Lot : bâti, étiquettes et enjeux immobiliers

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Saint-Étienne, l’analyse de 1 872 DPE décrit un bâti majoritairement antérieur à 1975 et une présence dominante de maisons individuelles. Les résultats révèlent une consommation médiane et une proportion de passoires énergétiques supérieures aux repères de Villeneuve-sur-Lot.

DPE à Saint-Étienne, Villeneuve-sur-Lot : bâti, étiquettes et enjeux immobiliers — Villeneuve-sur-Lot

Le dossier énergétique de Saint-Étienne repose sur 1 872 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon analysé de 6 283 DPE à Villeneuve-sur-Lot. Cette base permet de décrire les logements diagnostiqués du quartier, leurs périodes de construction et leurs étiquettes énergétiques. Elle donne également des points de comparaison avec l’ensemble de la ville, sans constituer un inventaire exhaustif de tous les logements du secteur. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un candidat locataire, ces résultats servent donc de contexte : ils situent un bien dans son environnement immobilier, mais ne remplacent pas son propre diagnostic. L’ancienneté du bâti, la catégorie de logement et la surface doivent rester présentes à l’esprit lors de la lecture des indicateurs.

Un bâti surtout antérieur à 1975, avec une majorité de maisons

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Saint-Étienne)Part du quartier
A160,9 %
B985,2 %
C54829,3 %
D61933,1 %
E39621,2 %
F1467,8 %
G492,6 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Saint-Étienne (Villeneuve-sur-Lot).

La période de construction dominante à Saint-Étienne est celle de 1948 à 1974 : elle représente 40,7 % des diagnostics du quartier. Les logements construits avant 1948 en constituent 31,3 %, portant la part du bâti antérieur à 1975 à 72,0 %. Le profil observé est donc largement celui d’un parc ancien, mais il ne se confond pas uniquement avec les constructions les plus anciennes. Les maisons individuelles représentent 60,4 % des logements diagnostiqués, le reste étant constitué d’appartements. Ces caractéristiques sont utiles pour comprendre le marché local, sans permettre de déduire automatiquement une classe énergétique. Les données fournies ne détaillent ni les matériaux, ni les systèmes de chauffage, ni les rénovations réalisées dans les biens étudiés.

  • 1948-1974 : avec 40,7 % des diagnostics, cette période forme le premier ensemble de construction identifié. Elle doit être distinguée du bâti d’avant 1948 pour décrire correctement le quartier.
  • Avant 1948 : la part atteint 31,3 % à Saint-Étienne, contre 36,7 % à Villeneuve-sur-Lot. Le quartier est donc moins représenté dans cette tranche ancienne que la ville entière.
  • Maisons individuelles : leur part de 60,4 % montre leur place majoritaire dans l’échantillon. Cette répartition ne renseigne toutefois pas sur les étiquettes propres aux maisons et aux appartements.

Les classes C et D structurent les résultats énergétiques

La classe D est la plus représentée à Saint-Étienne, avec 619 diagnostics, suivie de la classe C, qui en compte 548. La classe E rassemble ensuite 396 diagnostics. Ces effectifs décrivent un quartier dont le profil énergétique ne peut pas être résumé aux seules passoires : les classes intermédiaires occupent une place centrale dans les résultats disponibles. À l’autre extrémité de la répartition, 16 diagnostics sont classés A et 98 sont classés B. Les classes F et G comptent respectivement 146 et 49 logements. Cette diversité invite à examiner chaque bien séparément : deux logements situés dans le même quartier peuvent présenter des étiquettes différentes, sans que les données agrégées permettent d’expliquer précisément l’origine de cet écart.

Des indicateurs énergétiques au-dessus des repères de la ville

Saint-Étienne compte 195 logements classés F ou G, soit 10,4 % de l’échantillon du quartier, contre 9,0 % à l’échelle de Villeneuve-sur-Lot. La proportion de passoires énergétiques y est donc plus élevée. La consommation médiane suit la même orientation : elle atteint 200 kWh/m²/an, contre 189 kWh/m²/an pour la ville. Le coût énergétique annuel médian estimé s’établit à 1 501 €, contre 1 304 €. La surface médiane est également supérieure, avec 75 m² contre 69 m². Ces indicateurs décrivent des distributions différentes, mais ne démontrent pas à eux seuls une relation de cause à effet. Il serait notamment inexact d’attribuer tout l’écart de coût à la surface ou de considérer qu’il concerne chaque logement du quartier.

  • Passoires énergétiques : 10,4 % à Saint-Étienne et 9,0 % dans la ville. Ce rapprochement situe la fréquence des classes F et G, pas la performance de chaque adresse.
  • Consommation médiane : 200 kWh/m²/an dans le quartier, contre 189 kWh/m²/an à Villeneuve-sur-Lot. Il s’agit d’un repère de consommation rapportée à la surface, distinct du coût annuel estimé.
  • Coût annuel médian estimé : 1 501 € contre 1 304 € pour la ville. Ces montants décrivent les estimations énergétiques de l’échantillon et ne constituent pas une facture garantie.
  • Surface médiane : 75 m² dans le quartier et 69 m² dans la ville. Cette différence complète la comparaison, sans permettre de reconstituer les caractéristiques d’un logement médian unique.

Vendre à Saint-Étienne : expliquer le DPE propre au bien

Pour préparer une vente à Saint-Étienne, ces résultats donnent un cadre de présentation, mais ne permettent ni d’estimer la valeur du bien ni de prévoir les conditions de sa vente. Avec 619 diagnostics en D et 548 en C, un logement relevant de ces classes appartient aux catégories les plus représentées dans l’échantillon local. Un classement F ou G mérite une explication précise du diagnostic individuel, sans assimiler l’ensemble du quartier à cette situation. Le vendeur peut organiser les informations disponibles autour de l’étiquette du logement, de sa consommation estimée, de sa surface et de sa période de construction. Les données du quartier ne permettent toutefois pas de chiffrer des travaux, de prévoir une future étiquette ou d’établir une décote.

Louer : distinguer le contexte du quartier et la situation du logement

Dans un projet de location, la consommation et le coût énergétique estimés constituent des éléments de lecture du logement proposé. Le montant médian de 1 501 € par an observé à Saint-Étienne sert de repère collectif, mais ne doit pas être présenté comme la dépense attendue pour un appartement ou une maison en particulier. Le bailleur comme le candidat locataire ont intérêt à se référer au diagnostic du bien plutôt qu’à la seule réputation énergétique du secteur. La présence de 195 logements classés F ou G appelle une vigilance sur les dossiers individuels. En revanche, les seules statistiques fournies ne permettent pas de conclure à la possibilité juridique de louer un logement donné, ni d’énoncer les obligations applicables à une situation particulière.

Questions fréquentes

Saint-Étienne est-il plus énergivore que l’ensemble de Villeneuve-sur-Lot ?

Les indicateurs disponibles vont dans ce sens : la consommation médiane est de 200 kWh/m²/an, contre 189 pour la ville, et les passoires représentent 10,4 % des diagnostics, contre 9,0 %. Cela décrit l’échantillon du quartier, pas tous ses logements. La comparaison fournie repose notamment sur des médianes, et non sur une moyenne arithmétique des consommations.

Quel est le profil des logements diagnostiqués à Saint-Étienne ?

Les maisons individuelles représentent 60,4 % de l’échantillon. La période dominante est 1948-1974, avec 40,7 % des diagnostics, tandis que 31,3 % concernent du bâti antérieur à 1948. Au total, 72,0 % des logements diagnostiqués datent d’avant 1975. Ces proportions décrivent leur ancienneté, mais ne renseignent pas sur leur état actuel ni sur d’éventuelles rénovations.

Peut-on utiliser le coût médian du quartier pour présenter un bien à vendre ou à louer ?

Le coût énergétique annuel médian estimé de 1 501 € peut être cité comme un repère du quartier, à condition de le distinguer clairement de l’estimation propre au bien. Il ne prédit pas la facture du futur occupant. Pour présenter un logement, ses résultats DPE individuels restent la référence descriptive ; les statistiques locales apportent seulement un contexte de comparaison.

Sources officielles

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