DPE à Sainte-Catherine, Villeneuve-sur-Lot : bâti ancien et repères immobiliers

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Sainte-Catherine, l’analyse de 3 372 DPE décrit un quartier majoritairement composé d’appartements et marqué par le bâti ancien. Sa proportion de logements classés F ou G est inférieure à celle de Villeneuve-sur-Lot, sans effacer les différences entre les biens.

DPE à Sainte-Catherine, Villeneuve-sur-Lot : bâti ancien et repères immobiliers — Villeneuve-sur-Lot

Le dossier énergétique de Sainte-Catherine repose sur 3 372 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, au sein d’un échantillon de 6 283 DPE analysés à Villeneuve-sur-Lot. Cette base permet de décrire les logements diagnostiqués dans le quartier, leurs périodes de construction et leur répartition énergétique. Elle donne aussi des repères pour comparer Sainte-Catherine à l’ensemble communal. Il faut toutefois conserver le bon périmètre de lecture : les résultats portent sur les diagnostics disponibles, et non sur un recensement exhaustif de tous les logements. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un locataire, ils constituent donc un contexte de marché immobilier local, mais ne remplacent pas les caractéristiques et le diagnostic du bien concerné.

Un bâti ancien où les appartements occupent la première place

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Sainte-Catherine)Part du quartier
A110,3 %
B1544,6 %
C1 30338,6 %
D1 06831,7 %
E57517,1 %
F2066,1 %
G551,6 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Sainte-Catherine (Villeneuve-sur-Lot).

La période de construction dominante à Sainte-Catherine est celle d’avant 1948 : elle représente 43,5 % des diagnostics du quartier. Plus largement, 75,1 % concernent des logements construits avant 1975. L’ancienneté du bâti constitue ainsi un élément central du portrait local, sans permettre à elle seule de déduire la performance d’une adresse. Les maisons individuelles représentent 34,0 % des logements de l’échantillon, le reste étant constitué d’appartements. Le quartier se lit donc d’abord à travers un parc majoritairement collectif, avec une présence de maisons qui reste à considérer dans les comparaisons entre biens. La surface médiane de 60 m² apporte un autre repère sur cet ensemble. Ces données ne précisent cependant ni les matériaux de construction, ni les équipements de chauffage, ni les travaux déjà réalisés : il serait donc excessif d’attribuer un état technique uniforme à ce bâti ancien.

Des étiquettes C et D prédominantes, mais des situations contrastées

La répartition des étiquettes place la classe C au premier rang, avec 1 303 diagnostics, devant la classe D, qui en compte 1 068. Les logements classés E sont également présents, avec 575 diagnostics. À l’autre extrémité, les classes A et B restent moins représentées dans l’échantillon. Les classes F et G regroupent 261 logements, soit 7,7 % du total analysé à Sainte-Catherine. Le profil énergétique du quartier ne peut donc pas être résumé à son ancienneté : une part importante des diagnostics se situe en C ou en D malgré la place du bâti antérieur à 1948. Inversement, cette prédominance ne signifie pas que chaque logement ancien présente une performance comparable. Les données fournies ne croisent pas l’âge des bâtiments avec leur étiquette et ne permettent pas d’expliquer les résultats par des rénovations ou des équipements particuliers.

  • Classes A et B : respectivement 11 et 154 diagnostics. Ces résultats existent dans le quartier, mais ne constituent pas le profil dominant de l’échantillon.
  • Classes C et D : respectivement 1 303 et 1 068 diagnostics. Ce sont les étiquettes les plus représentées dans les données analysées.
  • Classe E : 575 diagnostics. Cette catégorie doit rester visible dans la lecture du quartier, au-delà du seul décompte des passoires énergétiques.
  • Classes F et G : respectivement 206 et 55 diagnostics, soit 261 logements au total. Leur proportion de 7,7 % décrit l’échantillon local.

Un quartier plus ancien, mais moins de passoires que dans la ville

La comparaison avec Villeneuve-sur-Lot fait apparaître un contraste : Sainte-Catherine présente davantage de bâti antérieur à 1948, avec 43,5 % contre 36,7 % à l’échelle communale, mais moins de logements classés F ou G, avec 7,7 % contre 9,0 %. La consommation médiane est également un peu plus basse : 185 kWh/m²/an dans le quartier, contre 189 kWh/m²/an pour la ville. Le coût énergétique annuel médian estimé s’établit à 1 104 €, contre 1 304 € à l’échelle communale. Ces montants doivent être rapprochés des surfaces médianes, elles aussi différentes : 60 m² à Sainte-Catherine et 69 m² dans la ville. Les indicateurs décrivent donc des ensembles de logements dont les profils ne sont pas identiques. Ils ne suffisent pas à attribuer l’écart de coût à une meilleure isolation, ni à annoncer une économie précise pour un logement donné.

Vendre à Sainte-Catherine : situer le bien sans généraliser

Pour préparer une vente, ces résultats servent surtout à positionner le logement dans son environnement énergétique. Une étiquette C ou D correspond aux classes les plus fréquentes du quartier, tandis qu’un classement F ou G renvoie à une situation moins représentée, mais bien présente avec 261 logements dans l’échantillon. La présentation du bien gagne à distinguer son résultat individuel des statistiques locales. Le fait que Sainte-Catherine affiche moins de passoires que la ville ne constitue pas une preuve de qualité énergétique pour chaque adresse. De même, les données ne permettent pas de chiffrer une incidence du DPE sur la valeur de vente ou sur les conditions de négociation. L’approche consiste à présenter ensemble l’étiquette du logement, sa surface et ses propres estimations énergétiques, puis à utiliser les médianes du quartier comme des points de comparaison, sans les transformer en prévisions.

  • Comparer l’étiquette du bien à la répartition locale : les 1 303 diagnostics C et les 1 068 diagnostics D donnent un contexte, pas une appréciation automatique du logement.
  • Rapprocher la surface du bien de la médiane de 60 m² avant de commenter un coût énergétique. Deux logements de tailles différentes ne se lisent pas uniquement à travers un montant annuel.
  • Présenter les 1 104 € comme un coût annuel médian estimé pour l’échantillon, et non comme une facture attendue ou une garantie applicable au futur occupant.

Louer : examiner le diagnostic individuel et le budget énergétique

Dans un projet locatif, le portrait de Sainte-Catherine aide à poser les questions, mais ne suffit pas à conclure sur la situation d’un logement. La consommation médiane de 185 kWh/m²/an et le coût annuel médian estimé de 1 104 € sont des repères collectifs : ils ne décrivent ni la consommation réelle d’un occupant, ni le budget exact d’un futur locataire. Un candidat à la location a donc intérêt à examiner les données propres au bien plutôt qu’à retenir uniquement la moyenne locale ou la réputation du bâti ancien. Pour le bailleur, la présence de 7,7 % de logements F ou G rappelle également que les situations énergétiques sont diverses. Les faits disponibles ne comportent aucune information réglementaire sur la mise en location ; ils ne permettent donc pas d’affirmer qu’un bien précis peut être loué ou de déterminer les démarches qui lui seraient applicables.

Questions fréquentes

Le bâti ancien de Sainte-Catherine signifie-t-il que les logements sont mal classés ?

Non, les données ne permettent pas cette généralisation. Les logements antérieurs à 1948 représentent 43,5 % des diagnostics, alors que les classes les plus fréquentes sont C, avec 1 303 diagnostics, et D, avec 1 068. L’échantillon ne fournit pas de croisement entre période de construction et étiquette : il ne permet donc pas d’attribuer un classement aux logements anciens pris dans leur ensemble.

Sainte-Catherine présente-t-il un meilleur profil énergétique que Villeneuve-sur-Lot ?

Plusieurs indicateurs sont plus favorables dans le quartier : 7,7 % de F et G contre 9,0 % dans la ville, et une consommation médiane de 185 contre 189 kWh/m²/an. Il faut néanmoins nuancer la comparaison : les surfaces médianes sont de 60 m² et 69 m², et les proportions de bâti ancien diffèrent. Ces résultats ne constituent pas un classement global de qualité des logements.

Peut-on utiliser les 1 104 € médians pour estimer le budget d’un futur occupant ?

Ce montant peut servir de repère, mais pas de prévision individuelle. Il s’agit du coût énergétique annuel médian estimé dans les diagnostics du quartier, et non d’une facture observée pour chaque logement. Pour un achat ou une location, il convient de le distinguer des estimations propres au bien, de sa surface et de son étiquette. Les données fournies ne permettent pas de calculer le budget réel d’un occupant.

Sources officielles

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